Si vous cherchez une planche de surf BIC, vous visez sans doute un modèle rassurant, robuste et abordable pour apprendre sans vous battre avec le matériel. Le nom BIC a peu à peu laissé la place à Tahe, SIC ou Oxbow selon les gammes, mais l’idée reste la même pour beaucoup de planches recherchées d’occasion ou en magasin : une planche durable, simple à prendre en main et pensée pour le surf loisir comme pour la progression.

BIC, Tahe, SIC, Oxbow : ne pas se tromper de nom

La confusion vient du fait que BIC Sport a longtemps été une référence très visible dans les sports de glisse, notamment grâce à des planches réputées solides. Après la reprise de l’usine Bic Sport par Tahe Outdoors fin 2019, certaines planches autrefois identifiées comme BIC ont changé de nom commercial ou de marque selon les circuits de distribution.

Planche de surf bic comparée à TORQ et à une planche classique, avec solidité, stabilité, maniabilité et prix
Planche de surf bic comparée à TORQ et à une planche classique, avec solidité, stabilité, maniabilité et prix

Quand vous voyez une ancienne planche BIC, une Tahe, une SIC ou parfois une Oxbow dans une gamme proche, il faut regarder au-delà du logo. Ce sont les dimensions, le volume, la technologie de construction et le programme d’usage qui comptent vraiment. Une planche annoncée en 7’6, 51 L, avec un montage 2 ailerons extérieurs + 1 US finbox, ne s’adresse pas au même surfeur qu’une planche courte et nerveuse, même si le nom de marque paraît familier.

Ce que signifie vraiment “planche BIC” pour l’acheteur

Dans l’esprit des surfeurs, une BIC désigne souvent une planche solide, simple et tolérante. Ce n’est pas forcément la plus légère ni la plus radicale, mais elle supporte mieux les erreurs classiques de l’apprentissage : chocs dans le shorebreak, manipulations maladroites, transport sur le parking, appuis approximatifs au take-off.

Cette réputation repose notamment sur des constructions de type Dura-Tec, avec une coque plastique ou une enveloppe en polyéthylène selon les modèles. L’objectif n’est pas de reproduire exactement les sensations d’une planche haut de gamme en PU ou EPS, mais de proposer une base fiable pour multiplier les sessions sans craindre la casse au moindre impact.

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Pour quel niveau une planche de surf BIC est-elle pertinente ?

Le meilleur usage d’une BIC se situe entre le grand débutant et le surfeur en progression tranquille. Elle convient bien à quelqu’un qui veut prendre ses premières mousses, apprendre à se lever, partir sur des petites vagues propres et gagner en autonomie sans changer de planche après trois sessions.

Grand débutant : stabilité et tolérance avant tout

Pour un grand débutant, la priorité n’est pas la performance mais la stabilité. Une planche avec suffisamment de volume flotte mieux, rame plus facilement et pardonne davantage les placements approximatifs. C’est exactement le terrain où les modèles BIC, Tahe ou SIC de type mini-malibu et longboard loisir sont intéressants.

Un modèle autour de 7’3, 7’6 ou 7’2 peut être cohérent selon le gabarit, le niveau sportif et les conditions habituelles. Pour un adulte, une planche trop petite complique l’apprentissage : elle part moins bien à la rame, bouge davantage sous les pieds et fatigue plus vite. À l’inverse, une planche volumineuse donne plus de temps pour comprendre la vague et placer son take-off.

Progression : oui, mais avec des limites

Une planche BIC peut accompagner une vraie progression, surtout si l’objectif est de surfer régulièrement des petites vagues sans chercher des manœuvres radicales. Elle permet de travailler les trajectoires, les changements de direction et les premières courbes propres.

En revanche, dès que vous cherchez des bottom-turns plus appuyés, des rollers précis ou une planche très réactive sous les pieds, vous sentez vite les limites. La solidité a un prix : certaines constructions donnent une sensation plus rigide, parfois moins vive qu’une planche époxy moderne ou qu’une planche classique plus performante. Ce n’est pas un défaut si votre priorité reste le plaisir simple et la durabilité.

Solidité, sensations et entretien : le vrai compromis

La grande force d’une planche BIC reste sa résistance. Pour un surf occasionnel, une résidence secondaire, une famille qui partage le même matériel ou un adulte qui surfe 1 semaine de surf/an, c’est un argument très concret. Une planche fragile mais plus performante n’a aucun intérêt si elle finit marquée après deux manipulations maladroites.

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La coque plastique, le polyéthylène ou les technologies de type Dura-Tec protègent mieux contre les petits coups du quotidien. Cela ne rend pas la planche indestructible dans toutes les situations, mais elle encaisse mieux qu’une construction plus délicate. C’est utile quand on apprend à gérer son matériel dans les vagues, à éviter les autres surfeurs et à sortir de l’eau sans planter la planche dans le sable.

Le filtre à appliquer avant d’acheter

Avant de comparer les prix, appliquez un filtre simple : imaginez la planche après dix sorties réelles, pas au moment où elle brille dans le magasin. Va-t-elle être portée par un enfant, chargée dans un coffre, posée sur des galets, prêtée à des amis, rincée seulement de temps en temps ? Cette projection change le choix. Une planche légèrement moins nerveuse mais capable de survivre à ces micro-agressions sera souvent plus rentable qu’un modèle séduisant sur le papier, mais trop sensible aux enfoncements, aux rails marqués et aux réparations répétées.

Ce qu’il faut vérifier côté ailerons

La configuration des ailerons influence la stabilité et la maniabilité. Certains modèles proches des gammes SIC ou Tahe utilisent 2 ailerons extérieurs + 1 US finbox, avec aileron fourni et clé selon les fiches produit. Cette configuration offre un comportement polyvalent : assez stable pour apprendre, mais capable de tourner correctement quand le surfeur commence à mieux placer ses appuis.

Sur d’autres marques comme TORQ, on peut trouver des montages compatibles avec des ailerons Futures. Ce détail intéresse surtout les surfeurs qui veulent faire évoluer les sensations de leur planche. Pour un débutant, l’essentiel reste que les ailerons soient fournis, faciles à monter et adaptés au programme de la planche.

BIC ou TORQ : quelle option choisir ?

La comparaison avec TORQ revient souvent, car les deux marques occupent une zone proche : des planches accessibles, rassurantes et conçues pour durer plus qu’une planche fragile d’entrée de gamme. La différence se joue surtout entre robustesse maximale, sensations de glisse et potentiel de progression.

CritèreBIC / Tahe / SICTORQPlanche classique en PU ou EPS
SoliditéTrès élevée, gros point fortBonne, avec construction Epoxy / Shield SkinVariable, souvent plus sensible aux chocs
StabilitéTrès rassurante sur les modèles débutantBonne, souvent plus dynamiqueDépend fortement du shape et du volume
ManiabilitéCorrecte, parfois moins viveSouvent plus maniable à niveau équivalentPotentiellement meilleure, mais moins tolérante
Niveau conseilléGrand débutant, progression, surf loisirDébutant motivé à intermédiaireSurfeur encadré ou déjà plus précis
Prix observésExemples autour de 300€ à 319€ selon modèlesExemple autour de 439€ pour certains modèlesTrès variable selon construction et marque
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En pratique, choisissez plutôt BIC, Tahe ou SIC si vous voulez une planche durable, facile à prêter, peu stressante et adaptée à un usage loisir. Orientez-vous vers TORQ si vous acceptez un budget supérieur pour gagner en dynamisme et en sensations. Une planche classique devient intéressante si vous avez déjà un minimum de technique ou si vous êtes accompagné par un shaper ou un vendeur capable d’ajuster précisément le volume à votre niveau.

Dimensions, volume et budget : les repères avant achat

Le prix d’une planche de surf BIC dépend de l’état, de la taille, de l’année, de la marque actuelle équivalente et des accessoires inclus. Les chiffres observés donnent des repères utiles : autour de 300€ ou 319€ pour certaines planches typées BIC, tandis que des alternatives comme TORQ peuvent monter autour de 439€ selon le modèle. En occasion, l’état de la coque, des rails, du boîtier d’aileron et du pont compte autant que le logo.

Lire une fiche technique sans se perdre

Les dimensions donnent une première indication. Une planche annoncée en 7’6, soit 228 cm, avec 54 cm de largeur, 21.4 » et environ 7 cm d’épaisseur, ou 3.85″, offre généralement une bonne surface de portance. Un volume de 51 L peut convenir à un large public de débutants et de surfeurs en progression, mais le bon choix dépend aussi du poids, de la condition physique et de la fréquence de pratique.

Les fourchettes de gabarit doivent être lues avec prudence. Une planche qui peut convenir à des utilisateurs de 40 kg à 90 kg ne donnera pas les mêmes sensations à tout le monde. À 40 kg, elle sera très flottante et rassurante ; à 90 kg, elle demandera plus de précision et pourra sembler moins porteuse dans les petites vagues. C’est pourquoi le volume ne doit jamais être isolé du niveau réel.

Neuf ou occasion : le bon calcul

Une BIC d’occasion peut être une excellente affaire si elle est saine. Vérifiez les fissures visibles, les zones molles sous les pieds, les réparations approximatives, l’état des boîtiers d’ailerons et la présence des accessoires. Une planche prête à surfer, avec ailerons fournis et clé, évite des dépenses supplémentaires.

En neuf, l’intérêt est la tranquillité : vous savez ce que vous achetez, vous profitez d’un matériel complet et vous pouvez comparer précisément les modèles actuels Tahe, SIC ou Oxbow qui remplacent certaines références historiques. Pour une première planche durable, le bon choix n’est pas seulement le moins cher. C’est celui qui vous fera vraiment aller à l’eau, progresser sans appréhension et garder du plaisir après les premières chutes.

Julien est un rédacteur spécialisé dans le domaine du sport basé à Lyon. Depuis son plus jeune âge, il a développé une passion profonde pour une grande variété de disciplines sportives, des sports d'équipe aux activités individuelles en passant par les sports d'hiver. Son désir de rester actif et de repousser ses limites l'a conduit à explorer et à écrire sur de nombreux sports différents.

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